La justice bulgare a annoncé aujourd’hui enquêter sur un vaste trafic de nationalité bulgare impliquant des agents de l’Etat soupçonnés d’avoir aidé à l’octroi illégal de très nombreux passeports ouvrant à leurs bénéficiaires le droit de voyager et séjourner dans l’Union européenne.

« Des perquisitions sont en cours et des témoins sont interrogés » dans le cadre de cette enquête visant notamment l’agence des Bulgares de l’étranger, un service de l’Etat jouant un rôle décisif dans les procédures de naturalisation, a annoncé un communiqué du parquet en charge de la criminalité organisée.

L’enquête est ouverte pour les faits de corruption, d’abus de pouvoir et de falsification de documents, selon la même source.

Selon les médias bulgares, le directeur de l’agence fait partie des personnes interpellées aux côtés d’une vingtaine d’employés et d’individus soupçonnés d’avoir joué le rôle d’intermédiaires auprès des candidats à la nationalité bulgare, originaires de pays de l’est de l’Europe non membres de l’Union européenne.

De 30 à 40 passeports bulgares frauduleux auraient été délivrés chaque semaine dans le cadre de ce trafic dont on ignore à ce stade la durée, affirme la radio publique BNR.

Il suffisait, selon les médias, de s’acquitter de 5.000 euros pour se voir délivrer un faux certificat attestant d’origines bulgares donnant droit à la naturalisation et, partant de là, à un passeport permettant de voyager sans visa dans l’UE.

Des ressortissants d’Ukraine, de Moldavie et de Macédoine, pays où vivent des communautés d’origine bulgare, seraient les principaux bénéficiaires de ce trafic.

-le figaro

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